Massillargues-Attuech, et son plan d’eau


Écrit ou actualisé le 7 juin 2020 - Publié, le : - Catégorie(s) : Massillargues-Attuech. Dans le Gard. Le plan d'eau
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MASSILLARGUES-ATTUECH. D’une superficie de 3 hectares, le plan d’eau de Massillargues fut réalisé en 1990, en réhabilitant d’anciennes gravières. Les amateurs de pêche, de promenades et les sportifs apprécieront ce lieu. Cependant les embarcations et la baignade sont interdites.

Commune composée de 3 hameaux : St-Roman, prieuré Locus Sancti Romani qui fut annexé à Massillargues à partir de 1345. Massillargues, littéralement Domaine Gallo-Romain de Marcellus et Atuech (ou Attuech),

Située au pied des Cévennes, non loin d’Anduze située dans la plaine viticole, on trouvait à Massillargues-Attuech quelques magnaneries ( terme venant de l’occitan manhan, qui désigne la chenille du bombyx du mûrier. C’est l’espace dans lequel on pratique l’élevage ou, pour employer le terme consacré, l’éducation des vers à soie.)

Cinq tuileries existaient et fabriquaient notamment des matériaux que l’on retrouve sur beaucoup de façades du village (encadrements de fenêtres) en galets prélevés sur les berges du Gardon.

Le Gardon, propice aux baignades, attire les estivants que peuvent accueillir les 2 campings du village.

Dans une Tour carrée, ancien poste de garde, existait une savonnerie, en service de 1858 à 1904.

Depuis 2002 se tient dans la commune un Festival  e BD « Des bulles dans la carthagène » 

ZNIEFFZone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff) : RIPISYLVE DU GARDON MOYEN : Un grand nombre de captages d’eau, des gravières dont certaines sont en activité (Ners, Moussac, St-Chaptes, Dions) et des stations d’épuration (Ners, Boucoiran,…) fonctionnent le long de la rivière.

Les berges sont fréquentées pour la pêche et, en été, pour la baignade sur des sites localisés. Un grand nombre de campings sont installés près de l’eau (Anduze, Cardet, Moussac…).

Cette zone comprend les Gardons en aval d’Alès et d’Anduze jusqu’à Dions. Ces Gardons se rejoignent en amont du site au niveau de Ribaute-les-Tavernes. À cette confluence, les cours d’eau qui traversent des zones agricoles très riches sont pourvus de très belles ripisylves.

Plus en amont et surtout en aval de Ners, le Gardon présente des sections plus dégradées où la ripisylve est entrecoupée par de nombreux aménagements (gravières, campings…). La végétation est formée d’espèces aimant les milieux frais et humides, frênes , peupliers, aulnes, saules … Cette formation végétale exubérante peut atteindre plusieurs dizaines de mètres de large. Dans les milieux mieux drainés, se développent les chênes pubescents et les chênes verts.

Des cultures et des friches s’étendent de part et d’autre de ces milieux boisés. La faiblesse des pentes et le peu de dureté des terrains ont permis la formation d’un vaste lit (plus de 200 mètres de large par endroits) bordé de nombreuses grèves de galets et de graviers plus ou moins colonisées par la végétation (saules…).

La délimitation du site est claire. La limite retenue englobe la ripisylve et les grèves du Gardon, qui contrastent avec les cultures et les plantations situées en périphérie. Elle exclut l’ensemble des zones les plus artificialisées, notamment les secteurs urbanisés, les gravières en activité et les grands espaces de cultures intensives. Elle s’arrête en amont aux zones urbanisées d’Anduze et d’Alès et en aval à l’entrée des gorges qui font l’objet d’une autre ZNIEFF.

Richesse patrimoniale :

1 – Faunistique :

De nombreux oiseaux remarquables ont été recensés :

le Balbuzard pêcheur : de passage ; le Rollier d’Europe – l’Aigrette garzette – le Héron bihoreau : en régression – le Faucon hobereau – le Busard cendré – la Bondrée apivore – l’Oedicnème criard – le Martin pêcheur – le Circaète Jean-le-Blanc – la Cigogne blanche : de passage – le Milan royal : de passage – la Pie-grièche écorcheur – la Chouette chevêche – la Huppe fasciée – le Milan noir – le Hibou petit-duc – la Pie-grièche grise – le Guêpier – l’Engoulevent d’Europe – le Héron cendré.

Rollier d'EuropeAigrette garzetteHéron bihoreauBondrée apivore

 

Milan royalChouette chevêcheHibou petit-duc

Castor FiberChez les rongeurs, cette zone abrite des castors ; espèce protégée sur le plan national et inscrite sur le livre rouge des espèces menacées de France.

Salamandre tachetéeDes amphibiens peu communs et en régression en France fréquentent les petites mares à proximité du Gardon : le Pélobate cultripède, le Crapaud calamite , la Salamandre tachetée , le Pélodyte ponctué et le Triton palmé.

2 – Floristique :

La flore comprend deux espèces protégées sur le plan national, inscrites sur le livre rouge des plantes menacées de France métropolitaine : Tulipa sylvestris – Orchis coriophora et des espèces très rares dans le département : Ophrys arachnitiformis, dont c’est la seule station dans le Gard, espèce inscrite dans le livre rouge des plantes menacées de France métropolitaine – Bromus japonicus et Spiranthes spiralis : 2 stations dans le Gard – Ophrys lutea : 3 stations dans le Gard.

Cette zone présente un intérêt écologique et paysager. Les formations arborescentes qui bordent les cours d’eau contrastent avec la végétation xérophile caractéristique en région méditerranéenne.

Ces boisements ici bien développés, sont composés d’espèces originaires des régions tempérées et constituent une enclave biogéographique d’un grand intérêt écologique. Les ripisylves sont des zones d’accueil et de refuge pour de nombreuses espèces animales et végétales parfois rares qui recherchent la fraîcheur et l’humidité ainsi que des lieux de repos pour les oiseaux migrateurs, 25 espèces d’oiseaux ont d’ailleurs été recensées.

Par ailleurs, les ripisylves forment une zone « tampon » qui isole le cours d’eau des milieux plus artificialisés ainsi qu’une « coupure verte » au sein de la plaine agricole.La végétation concourt à la stabilisation et la fixation des berges, et à la lutte contre l’érosion particulièrement lors des crues.

Bibliographie – Source LOUIS C. – Société de Protection de la Nature, section d’Alès – Communications orales CORRE J.J., – Plantes rares et menacées du Gard. Conservatoire Botanique de Porquerolles. NOZERAND R.- Le Castor (Castor fiber). Situation et biotopes dans le Gard. B.M. O.N.C. n ° 76. RIGAL E., LE GARREC C. – Société de Protection de la Nature, section d’Alès – Communication orale. SALVAT J. – Avifaune du Gard et du Vaucluse – Société de Protection de la Nature Languedoc-Roussillon. TCHOU YEN TCHEN G – Etudes écologiques et phytosociologiques sur les forêts riveraines du Bas-Languedoc, Végétatio, vol. 1, p. 2 à 28. Maîtrise d’ouvrage : Ministère de l’Environnement Maîtrise d’ouvrage déléguée nationale : Secrétariat de la Faune et de la Flore du Muséum National d’Histoire Naturelle Maîtrise d’ouvrage déléguée régionale : Direction Régionale de l’Environnement Languedoc-Roussillon (DIREN) Maîtrise d’oeuvre : Institut des Aménagements Régionaux et de l’Environnement (IARE montpellier)

COMMUNES CONCERNÉES PAR CETTE UNITÉ DE PAYSAGE :

Aigremont Anduze Boisset-et-Gaujac Boucoiran-et-Nozières Bragassargues Canaules-et-Argentieres Cardet Cassagnoles Durfort-et-Saint-Martin-de-Sossenac Lédignan Lézan Logrian-Florian Maruéjols-les-Gardon Massanes  Ners Puechredon Quissac Ribaute-les-Tavernes St-Bénézet St-Jean-de-Crieulon St-Jean-de-Serres St-Nazaire-des-Gardies St-Théodorit Sauve Savignargues Tornac Vézénobres

650 habitants

351, route de Massillargues 30 40 Massillargues-Atuech Tél : 04 66 61 71 65

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Massillargues Atuech

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Massillargues Atuech 44.014282, 4.024412

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