Saint-Julien de la Nef, des hameaux dispersés


Écrit ou actualisé le 1 juin 2020 - Publié, le : - Catégorie(s) : SAINT-JULIEN-DE-LA-NEF. Dans le Gard
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SAINT-JULIEN-DE-LA-NEF. La première mention de ce nom apparait en 1248, dans le cartulaire de Notre-Dame-du-Bonheur. Cette commune fait partie de la zone minière d’Hierle aux XIIe et XIIIe siècles. Au XIXe siècle on y extrait le fer, et deux filatures de soie s’implantent.

Saint-Julien-de-la-Nef tire son nom de son histoire : située sur l’ancien tracé romain de la voie domitienne reliant la Provincia à la Narbonnaise, son territoire était marqué de tours ou châteaux verrouillant l’accès, surveillant la circulation des gens et biens au long de la vallée de l’Hérault et de ses affluents, l’Arre, la Vis, l’Arboux et le Rieutord, jusqu’aux plaines nîmoises.

Le village, traversé par l’Hérault, descendant du massif du Mont Aigoual, est formé d’une multitude de petits hameaux et de mas isolés, accrochés sur les versants. Vieux mas restaurés au hameau de Toumeyroiles.

Le château de Mercou, appartenant à la famille du chevalier d’Assas, fut incendié à la Révolution. tour 13ème à meurtrières et fenêtre à meneaux, bâtiments postérieurs.

Les romains laissent comme trace de leur passage le lieu où se dresse actuellement une très petite mais précieuse chapelle romane, lieu où ils vénéraient la déesse Isis.

Rives de la Vis, à son confluent avec l’Hérault.

Temple, ancienne église St-Julien 13ème/17ème/18ème,construit sur deux communes Saint Julien de la Nef et ROQUEDUR

Cascade d’Aigues-Folles et , face à la mairie, et le vieux pont du XV° siècle.

ZNIEFFBaignades : HÉRAULT – DOURBIE – TRÉVEZEL

ZNIEFFZone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff) RIPISYLVE DE LA VIS EN AVAL DE MADIÈRES : 160 Ha; En période estivale le cours d’eau est fréquenté par les baigneurs en certains points accessibles et pendant toute l’année par les chasseurs et les pêcheurs. Signalons aussi la présence d’un élevage piscicole au Claux. Le long de la Vis entre Madières et la confluence avec l’Hérault, se développe une végétation arborescente linéaire caractéristique des bords des eaux. Cette ripisylve à structure et essences très variées est composée essentiellement du Saule, du Frêne, de l’Aulne (Alnus glutinosa) et du Peuplier noir.

Le sous-bois luxuriant est parfois impénétrable ; on y observe la Clématite , la Ronce , le Lierre. L’ensemble prend quelquefois la forme d’une véritable forêt « galerie » où s’enchevêtrent arbres, arbustes et lianes.

La délimitation de la zone est basée sur des critères liés à la végétation. La limite englobe la haie d’arbres à feuillage caduque, propre au bord des eaux, qui s’identifie facilement par rapport aux chênes verts peuplant les versants de la vallée.

Richesse patrimoniale :

Malgré le grand nombre d’espèces floristiques identifiées (plus de 150) aucune espèce rare n’a été répertoriée. De nombreuses espèces d’oiseaux peuplent cette ripisylve.  Ce sont des espèces communes, mais qui sont inféodées sur le Larzac seulement aux ripisylves (seul milieu frais dans cet environnement aride). Les bords des eaux abritent notamment le Cincle plongeur et la Bergeronnette des ruisseaux La présence sporadique du Castor a été signalée.

La rivière et les formations arborescentes qui l’entourent, constituent en région méditérranéenne, les reliques d’une végétation des régions tempérées. Jadis très étendue, cette formation ne subsiste plus le long des berges des cours d’eau et est souvent réduite à une simple haie. La ripisylve de la Vis offre une zone d’intérêts écologique et paysager remarquables ; elle est en effet : – une zone de passage et de reproduction pour de nombreuses espèces d’oiseaux, d’origine plus nordique, et qui trouvent là les seuls milieux favorables à leur maintien sous un climat méditerranéen – une zone de refuge pour une flore spécifique, diversifiée et très riche – une « coupure verte » et humide au sein d’un environnement très aride.

 Bibliographie – Source DENELLE N. – CNRS, CEFE, Montpellier. Communication orale. G.R.I.V.E. – AVEN – Valorisation des potentialités floristiques et faunistiques et protection du patrimoine naturel de la région de Navacelles – CAUE.

ZNIEFFZone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff) CASCADE D’AIGUEFOLLE : 4km Une grande partie du site (rive droite et amont) se trouve dans la zone périphérique du Parc National des Cévennes. Il n’existe aucune trace notable d’activité humaine sur le périmètre retenu, si ce n’est la présence de quelques chemins, de deux passages supérieurs et d’un seuil au niveau du fleuve.

A proximité du site notamment au nord, s’étendent des zones plus artificialisées (camping, cultures, routes…). Cette zone est située à cheval sur les départements de l’Hérault et du Gard. Depuis le méandre de « Piécourt » jusqu’au confluent avec la Vis, l’Hérault est bordé par une ripisylve développée.

En amont, le fleuve s’écoule dans un paysage assez ouvert sur des substrats essentiellement schisteux, et en aval dans un milieu calcaire plus encaissé et sauvage. Au nord du périmètre, à la sortie d’un méandre, la cascade d’Aiguefolle vient se jeter dans l’Hérault.

La délimitation du site est claire. La limite retenue englobe la ripisylve, la cascade d’Aiguefolle et le cours d’eau depuis un seuil situé en amont jusqu’à la confluence avec la Vis. Cette végétation rivulaire contraste avec les cultures et la garrigue environnantes.

Richesse patrimoniale :

Cette portion de l’Hérault abrite quelques castors (Castor fiber). Cette espèce est située en marge de son aire de répartition habituelle (Gardons et vallée du Rhône). Il s’agit peut-être d’une introduction.

Cincle plongeur</b/>Chez les oiseaux, des espèces protégées en France et dans la Communauté Européenne, inscrites sur le livre rouge des espèces menacées de France, nichent dans le périmètre : le Héron bihoreau – le Martin-pêcheur ainsi que des espèces protégées : le Héron cendré – le Cincle plongeur.

Outre la présence d’espèces rares et protégées, cette zone présente un intérêt écologique et paysager. Les formations arborescentes qui bordent les cours d’eau contrastent avec la végétation xérophile caractéristique en région méditerranéenne.

Les ripisylves sont des zones d’accueil et de refuge pour de nombreuses espèces animales et végétales parfois rares qui recherchent la fraîcheur et l’humidité ainsi que des zones de repos pour les oiseaux migrateurs.

Par ailleurs, représentant l’interface entre la rivière et les zones riveraines, les ripisylves forment une zone « tampon » qui isole le cours d’eau des milieux plus artificialisés. Cette végétation participe à la stabilisation et à la fixation des berges ainsi qu’à la lutte contre l’érosion particulièrement lors des crues.Enfin la cascade d’Aiguefolle, en amont du pont de Saint-Julien-de-la-Nef, est un point fort du paysage.

Bibliographie – Source RICAU – A.V.E.N.- Communication orale. Maîtrise d’ouvrage : Ministère de l’Environnement Maîtrise d’ouvrage déléguée nationale : Secrétariat de la Faune et de la Flore du Muséum National d’Histoire Naturelle Maîtrise d’ouvrage déléguée régionale : Direction Régionale de l’Environnement Languedoc-Roussillon (DIREN) Maîtrise d’oeuvre : Institut des Aménagements Régionaux et de l’Environnement (IARE montpellier)

124 habitants

Mairie" MAIRIE : D999 30440 ST JULIEN DE LA NEF – Tél : 04 67 82 44 80

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Saint-Julien de la Nef

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Saint-Julien de la Nef 43.965335, 3.687680

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