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La révolte des Tuchins ou tuchinat est une révolte languedocienne survenue entre 1381 et 1384 contre les prélèvements fiscaux et la présence des mercenaires. C’est aussi une organisation de défense active contre les garnisons anglo-gascones. Elle est menées par des bandes armées composées de paysans et d’artisans et soutenue par certains grands seigneurs et l’élite urbaine de la province..
Le village portait anciennement le nom de « Calm », en latin « Calmis ». Cependant, dans un écrit de l’an 1211, il est désigné sous le nom de « Fort de la Calmette », « Castrum de Calmetta ». Sa situation, assise sur une colline qui domine une plaine riche par ses divers produits agricoles, lui a fait donner ce nom de Calmette, de la réunion de deux mots latins « collis » et « meta », signifiant « limite ou borne de la colline ».
La commune était constituée de trois villages : Massillan (dont demeure une seule bâtisse au mas de l’habitarelle, sur la route d’Alès au nord, et Estelzin (face à l’escalette) plus au sud. Sur ce site existait un important monastère de Bénédictines. Possession au 11ème siècle de Bernard Aton, vicomte de Nîmes, puis du roi de France qui, en 1211, la donne aux seigneurs d’Uzès. Dès le Moyen Age, La Calmette a toujours entretenu des relations étroites avec la grande cité voisine et le pays nîmois en général : ancien fief des Consuls et Vicomtes de Nîmes. Situé à environ 15 km de Nîmes dans la direction d’Alès, le village qui compte 2000 habitants environ, s’est étendu bien au delà de la circulade. C’est ainsi que la fontaine érigée à la fin du 19ème siècle a du être déplacée en dehors de celle-ci pour permettre la circulation au centre de la cité.
Le cœur du village est l’ancien « castrum de Calmetta », tel qu’il est désigné dans un diplôme de 1211 et que les Calmettois appellent encore « le fort ».
Une « circulade » désigne les villages du Languedoc qui sont bâtis en cercle autour d’une église ou d’un château fort central et qui auraient ainsi marqué la naissance de l’urbanisme européen. Ce phénomène remonterait à l’an mille, son apogée se situant entre 1080 et 1130.
