Congénies, son église romane


Écrit ou actualisé le 1 juin 2020 - Publié, le : - Catégorie(s) : CONGÉNIES. Dans le Gard. Eglise romane
Villes et villages du Gard
Les communes du Gard. Petite visite découverte du département. Les monuments, les sites, l'environnement et petit historique de chaque ville et village.

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CONGÉNIES. Mentionné pour la première fois en 926. Ancienne Viguerie et diocèse de Nîmes, archiprêtré de Sommières et dépendance du marquisat de Calvisson.

Au sud, la plaine étroite et longue de Congénies offre un paysage agricole de qualité, associant la vigne, le blé et l’olivier. Le massif forestier de Ninarde autour du stade en zone ZNIEFF au nord ouest du village.

À VOIR, À VISITER…

Quartier «Lou Fesc», «les oules» à cheval sur les parcelles 607 et 608, au sud de la commune en direction d’Aubais-2000 à 2300 avant J.C.Rare monument mégalithique en plaine languedocienne, avec celui de Nîmes Courbessac.Hauteur environ 2,50 m. Reconnu et étudié depuis le XIX° siècle. Non loin se trouve un ancien village préhistorique du chalcolithique. (Notons que ces différents sites se trouvent dans le périmètre de nombreuses capitelles dont la fameuse Cabane de Verre, la très belle cabane surmontée d’une haute tourelle conique sur la commune d’Aubais.

Eglise Notre-Dame d’origine romane 12ème (IMH) : Principales époques de construction connues à ce jour:-XII°: soubassements et quelques parties des murs des travées 3, 4 et 5 de l’édifice primitif roman bâti à l’appareillage caractéristique de cette époque. Cette première église romane fut incorporée à un système défensif urbain,«le fort» en 1367.Les voûtes sur croisée d’ogives du chœur et les deux fenêtres géminées du chœur pourraient remonter au style gothique du 15ème ou 16ème siècle. Restaurée en 1670. Construction du beffroi communal en 1759 à l’angle nord ouest de l’église. Cette tour possédant un bel escalier à vis, mesure 15 mètres de haut au niveau du parapet de sa terrasse. Elle est surmontée d’un campanile en fer forgé riveté très simple d’une hauteur de 6 mètres au sommet de la croix. – Le campanile abrite une cloche parrainée par «Le Marquis de Calvisson Anne Joseph de Louet de Murat de Nogaret, Chevalier, Baron des états de Languedoc, Lieutenant du Roi, Seigneur de Marsillargues, Calvisson, Congénies et autres places». Inscrite au titre des Monuments historiques : la tour de l’horloge ett le campanile.

Premier Temple reconstruit en Vaunage, de 1817 à 1818

Chapelle St-André en ruine. Ancienne église Saint-André qui était située sur l’emplacement occupé aujourd’hui par le mas du même nom, à 500 m vol d’oiseau au nord-ouest du village. Le mas de Saint-André est bel et bien construit sur les soubassements de cette ancienne chapelle romane et une partie de ses murs sont ceux de l’édifice.

Maison d’Assemblée Quaker : uniques témoins de la présence d’une communauté quaker dans le sud de la France au XVIIIe s., la maison d’assemblée a également conservé un ancien cimetière à l’anglaise.

Maisons de village : porte en accolade au rez-de-chaussée, fenêtre à meneaux restituée au 1erétage et fenêtre géminée gothique (la maison donne aussi sur le bas de la place du jeu de paume, bandeau de façade surmonté de fenêtre à meneaux droits)

UN ENVIRONNEMENT À PRÉSERVER

ZNIEFFZone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff) : GARRIGUES DE NÎMES Superficie 24 000 ha

Mesure de gestion Au nord de Nîmes, certains terrains appartiennent à l’armée. Une grande partie des terres est classée en zone ND et NC au POS des communes. Ce très vaste territoire est parcouru par de nombreuses voies de communication qui mènent à des parcelles de bois exploitées, à quelques cultures et à un habitat dispersé.

Les chemins sont régulièrement utilisés pour la pratique du moto-cross. Quelques carrières sont exploitées.

Cet ensemble de collines et de plateaux calcaires culmine à 211 mètres. L’altitude moyenne est comprise entre 200 et 210 mètres et correspond à l’ancienne surface d’érosion où les formes karstiques prédominent aujourd’hui.

Sur le plan hydrographique, il existe de nombreux petits ruisseaux temporaires appelés « cadereaux » qui peuvent provoquer des crues violentes.

La végétation, relique de l’ancienne forêt de Chêne vert , est composée à 90 % de garrigues boisées ou arbustives.

Localement, à proximité des domaines agricoles, se développent de belles futaies de Pin d’Alep et de Pin pignon. Anciennement cultivées, ces garrigues sont parsemées d’un réseau de lignes de pierres, les clapas :

Dans le passé, les Rachalans, les masetiers ont érigé des murs de pierre sèche pour délimiter leurs masets, leurs parcelles.

Parfois c’était même les fameux “CLAPAS”, énormes murs très larges édifiés en utilisant les pierres se trouvant sur le terrain afin de favoriser une petite agriculture d’appoint.

Les murs ordinaires n’étaient pas très hauts, il fallait marquer son territoire mais sauvegarder la convivialité qui était la règle en Garrigue.

Les murs de la Garrigue sont très beaux en pierre sèche, en pierres bâties avec mortier non apparent, en pierres bâties jointées au mortier.

dressés lors de l’épierrage des champs. Les rares surfaces agricoles se concentrent dans les vallons et autour des dépressions (mas de l’Oume, Vallongue, nord-ouest de Milhaud).

La délimitation du site repose sur des critères liés à l’occupation des terres, à la géomorphologie et à la végétation :

Le territoire retenu correspond à l’entité géographique des garrigues de Nîmes. Il s’étend des gorges du Gardon au nord, jusqu’à la ville de Nîmes au sud ; des vallons au-dessus de Lédenon à l’est, à la plaine du Vidourle, à l’ouest. La limite évite les zones les plus artificialisées (urbanisation, plaine cultivée…) et inclut les garrigues.

Richesse patrimoniale :  1 – Floristique : Ce milieu accueille une orchidée rare dans la région :

Ophrys bertolonii Ophrys bertolonii : espèce protégée sur le plan national et inscrite sur le livre rouge de la flore menacée de France métropolitaine dont on ne recense que 2 stations dans le département.

2 – Faunistique : Les espaces ouverts (fond de dépression, garrigues basses, friches) accueillent une avifaune spécifique souvent rare :

– l’Outarde canepetière : espèce en forte régression sur le plan national – la Pie-grièche grise et la Pie-grièche à tête rousse – la Caille des blés – le Bruant ortolan : en régression dans le sud de la France et dans le département :

Outarde canepetière Pie-grièche grisePie-grièche à tête roussele Bruant ortolan

– le Guêpier d’Europe – le Rollier – l’Alouette lulu – l’Oedicnème criard : 20 à 25 couples seulement recensés dans le département.

Guêpier d'Europe Rollier Alouette lulu Oedicnème criard

Les milieux forestiers permettent la nidification de : la Bondrée apivore : répartition fragmentée en France – le Circaète Jean-le-Blanc – le Milan noir.

Bondrée apivoreMilan noir

Outre la présence de nombreuses espèces rares et protégées, cette zone offre un intérêt écologique :

Les garrigues de Nîmes constituent une zone « naturelle » de vaste étendue bien identifiée. Sur près de 25 000 ha, il existe peu d’éléments d’artificialisation marqués : les zones cultivées et habitées sont peu étendues et les infrastructures peu développées. Le caractère très dispersé de ces activités préserve le caractère naturel du site.

Les zones boisées alternent avec les espaces ouverts (garrigue basse, friche), ce qui constitue un réservoir très riche et diversifié pour la faune et la flore. De très belles futaies de pins d’Alep s’y développent. Dégradation : Des risques d’urbanisation diffuse et de mitage du paysage existent notamment à la périphérie de Nîmes. La multiplication des reboisements monospécifiques et la création de pistes dégradent cet espace naturel. Comme tout secteur boisé méditerranéen, ce milieu est particulièrement sensible aux incendies.

Bibliographie – Source : BOUSQUET G., ANOTTA J.P – C.O.GARD – Communications orales. COUSIN J.Y. – Office National des Forêts – Communication orale. DABONNEVILLE F – Botaniste – Communication orale. LHERITIER J.N. – Université Paul Valéry, Montpellier. Communication orale. WIENIN M. – Société de Protection de la Nature, section d’Alès – Communication orale. Maîtrise d’ouvrage : Ministère de l’Environnement Maîtrise d’ouvrage déléguée nationale : Secrétariat de la Faune et de la Flore du Muséum National d’Histoire Naturelle Maîtrise d’ouvrage déléguée régionale : Direction Régionale de l’Environnement Languedoc-Roussillon (DIREN) Maîtrise d’oeuvre : Institut des Aménagements Régionaux et de l’Environnement (IARE montpellier)

COMMUNES CONCERNÉES PAR CES UNITÉS DE PAYSAGE :

Aigues-Vives Aspères Aubais Aujargues Bragassargues Brouzet-lès-Quissac Calvisson Cannes-et-Clairan Carnas Combas Corconne Fontanès Gailhan Gallargues-le-Montueux Junas Lecques Liouc Montmirat Montpezat Mus Orthoux-Sérignac-Quilhan Puechredon Quissac St-Clément St-Côme-et-Maruéjols St-Théodorit Salinelles Sardan Sauve Sommières Souvignargues Vergèze Vic-le-Fesq Villevieille

Aigues-Vives Aubais Aujargues Boissières Calvisson Caveirac Clarensac Junas Langlade Nages-et-Solorgues St-Côme-et-Maruéjols St-Dionizy Uchaud Vergèze Villevieille

1467 habitants

Mairie" MAIRIE : La Bourse 30111 CONGÉNIES – Tél : 04 66 80 70 87

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Congénies

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Congénies 43.775684, 4.158270

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