La sériciculture dans le Gard


Écrit ou actualisé le 7 juin 2020 - Publié, le : - Catégorie(s) :
LES CÉVENNES

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La sériciculture, l’industrie de La Soie dans le Gard. La sériciculture consiste à nourrir des chenilles (vers à soie) du Bombyx nigra avec des feuilles de mûrier. Elles s’enferment ensuite dans leur cocon, constitué d’un seul fil de soie de 800 à 1500 m de long.

On appelle cela l’éducation du ver à soie. Ensuite on récolte les cocons .

La légende veut que l’on trouve son origine dans une tasse de thé chinoise, un jour de l’an 2640 avant notre ère. C’est en sortant le cocon qu’elle y avait laissé tomber par inadvertance que la princesse Hsi Ling Shi fila le premier fil de soie. Elle aurait alors promu la filature et le tissage de ce fil précieux.
C’est sans doute sous l’Empereur Justinien 1er que fut introduite la sériciculture en Occident. Au VIe siècle, deux moines Grecs auraient ramené d’Asie centrale, dans le creux de leur canne en bambou, les fameuses « graines » de vers à soie et le secret de leur élevage.
Les documents les plus anciens faisant état d’une activité en France et particulièrement en Cévennes, remontent à 1234.
On trouve les premières traces dans le Gard au XIIIe siècle (un texte de 1296 qualifie de trahenderius, tireur de soie, un habitant d’Anduze). Mais la guerre de cent ans, la peste noire l’empêchent de se développer.

Au XVIe le jardinier nîmois, Traucat, aurait fait planter 4 millions de mûriers en Provence et Languedoc. Olivier de Serre, agronome protestant du Vivarais, encouragé par Henri IV suscite aussi l’essor de la sériciculture.
Au XVIIe l’Etat encourage la plantation de mûriers par des primes.

En 1709 une grande gelée détruit la presque totalité de la châtaigneraie. On va alors planter des centaines de milliers de mûriers qui produisent bien plus rapidement.

Hors la période révolutionnaire, la culture du mûrier s’impose au XVIIIe siècle pour atteindre son apogée au milieu du XIXe. Certaines communes deviennent des vergers à mûriers.

M. de Gensanne dans l’« Histoire naturelle de la province de Languedoc » publié en 1778 donne la description suivante : « Les environs de St.Ambrois,[…] tout y est couvert de Vignobles, de Mûriers & d’Oliviers. […] St Ambrois peut être regardé comme un des endroits de la Province où l’on cultive le plus de Mûriers, et où l’on fait le plus de Soie ». Au début des années 1850 une épidémie foudroyante, très contagieuse, la pébrine, ravage les élevages de vers à soie.

L’Alésien Jean-Baptiste Dumas fait appel à Pasteur qui séjourne à Alès pour combattre la maladie. A la fin de 1869 il en vint à bout par la sélection du grainage.

Dans les années 1970, Monoblet a relancé la sériciculture.

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Tél : 04 66 24 42 41 Fax : 09 71 70 35 32

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 PETIT LEXIQUE :

  • FILATURE : il s’agit d’une bâtisse (au XIXe siècle) plus ou moins importante, munie de grandes verrières donnant un maximum d’éclairement. Après la récolte, les cocons y étaient étouffés (généralement à l’air chaud), puis dévidés dans des bassines d’eau à 90°C.
  • MAGNANERIE : terme venant de l’occitan manhan, qui désigne la chenille du bombyx du mûrier. C’est l’espace dans lequel on pratique l’élevage ou, pour employer le terme consacré,l’éducation des vers à soie.
  • ALIMENTATION : il faut donner à manger aux vers peu à la fois et souvent, soit 4 fois par jour. Les repas doivent être donnés à heures régulières. Les vers mangent avec plus d’avidité et profitent mieux de la nourriture qui doit être répandue uniformément. Pour 25 à 30 g de graines on estime qu’il faut distribuer, pendant les 32 jours que dure en moyenne l’élevage,environ 1300 kg de feuilles de mûrier.
  • L’ENCABANAGE : vers le 8e jour après la 4e mue,l’appétit des vers diminue et on les voit se déplacer rapidement, leur corps devient jaune ambré. On dit que le ver est mûr. L’éleveur dispose des rameaux de bruyère en formant une sorte de galerie ou cabane de 50 cm de large et d’une profondeur égale à la largeur de la claie. La chenille monte dans ces branchages pour procéder à la formation de son cocon. Le maintien de la température est nécessaire pour que le ver puisse d’abord faire son cocon puis se transformer en chrysalide. Il arrive que deux vers s’unissent pour faire un même cocon : il y a alors formation d’un cocon double contenantdeux chrysalides.

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