Saint-Gilles, haut lieu de pélerinage.


Écrit ou actualisé le 5 juin 2020 - Publié, le : - Catégorie(s) : abbatiale de saint-gilles. Gard
Villes et villages du Gard
Les communes du Gard. Petite visite découverte du département. Les monuments, les sites, l'environnement et petit historique de chaque ville et village.

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SAINT-GILLES, aussi appelée Saint-Gilles-du-Gard, doit son nom au célèbre Gilles l’Ermite ( Sanctifié par les bénédictins dès le VIIIe siècle carolingien. Saint patron des infirmes, des mendiants et forgerons ) dont elle garde le tombeau, fut un des plus importants lieux de pèlerinage de la chrétienté au XIIe siècle.

  • À la fin du VIIème siècle, l’ermite Gilles fonda un monastère bénédictin et une église portant le vocable de St-Pierre. Saint-Gilles est une cité d’art roman, haut lieu de pèlerinage, sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et de St Pierre de Rome.

La commune fait partie des quarante-et-une communes du pays Garrigues Costières. Saint-Gilles est en limite de la Camargue et les abords du  marais du Cougourlier, dont  ont été aménagés par le Syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise. Les sentiers du marais ainsi balisés permettent la découverte du patrimoine naturel et culturel.

À 4 km au sud-ouest de Saint-Gilles,  le sentier du Cougourlier permet une balade  à travers la Camargue. L’itinéraire traverse les roselières longe le canal du Rhône à Sète et serpente à travers les marais asséchés où vivent chevaux et taureaux.

Au nord, les collines des Costières portent vignes et garrigues. Au sud, les rives du Petit-Rhône s’étendent entre les marais et les étangs de Petite Camargue.

Saint-Gilles était, à l’origine, une cité portuaire grecque, cinq siècles avant Jésus-Christ. Plus tard, à l’époque des comtes de Toulouse et de l’apogée de la célèbre abbaye bénédictine, le commerce s’y est développé, avant de connaître un nouvel essor au XVIIIe siècle, avec le creusement d’un grand canal de navigation reliant le port de Sète au Rhône. La ville est donc traversée par ce canal ( l’écluse moderne de Saint-Gilles, qui met en communication le canal et le Petit-Rhône) ainsi que par celui du Bas-Rhône-Languedoc.

En 1985 le port de commerce est transformé en port de plaisance de la communauté d’agglomération Nîmes Métropole; il compte aujourd’hui 89 anneaux.

L’histoire de St-Gilles, donc, remonte loin dans le temps.  Une étape marquante étant la construction de l’abbaye telle que la raconte une légende :

Le saint est représenté souvent par une biche, une main et une flèche car selon une légende du Xe siècle, une biche, poursuivie par des chasseurs du roi Wamba (Wamba, né avant 633  et mort probablement en 688, était le roi wisigoth d’Hispanie et de Septimanie de 672 à 680), se réfugie dans la grotte de l’ermite (dans une forêt non loin de Nîmes, à Collias, près du cours du Gardon, à l’endroit où existe toujours un petit ermitage). La main du moine en prière est transpercée par la flèche d’un chasseur qui visait l’animal.

Le roi Wamba s’excuse auprès du moine en lui demandant ce qu’il peut faire afin de se faire pardonner. C’est alors que le moine le persuade de fonder en un lieu un monastère qu’il a choisi pour son tombeau. L’abbaye, de Saint-Gilles-du-Gard fut alors construite.

  • L’abbatiale Saint-Gilles est l’église abbatiale de l’ancien monastère. Elle a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840. Elle est également inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.
  • Le monastère du VIIe siècle, initialement dédié à Saint-Pierre et Saint-Paul est ensuite dédié à Saint Gilles dont les reliques, conservées dans l’église abbatiale, en font un important lieu de pèlerinage sur la via Tolosane vers Saint-Jacques-de-Compostelle. L’abbaye est placée sous la protection du Saint-Siège.

Abbatiale St-Gilles

  • Haut lieu de pèlerinage, sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et de St Pierre de Rome

du XIIe siècle classée sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco au titre d’étape sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.  L’ancienne abbaye conserve également une partie de ses bâtiments claustraux : l’ancien cellier, dit salle de Saint-Gilles ainsi qu’une partie des vestiges subsistants du cloître (inscription MH 28 décembre 1984). Subsistent également la remarquable façade orientale dans sa partie basse flanquée de ses trois portes monumentales, ainsi que l’église basse, abritant le tombeau de saint Gilles. L’église haute actuelle fut reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles, après les ravages des guerres de Religion. Ses dimensions furent largement réduites par rapport au plan original du XIIe siècle.

L’escalier à vis de l’ancien chœur. Au sein des ruines de l’ancien chœur, à l’extérieur de l’église actuelle, un escalier en colimaçon a donné son nom à ce type d’ouvrage : c’est la Vis de Saint-Gilles et son exceptionnelle voûte hélicoïdal datant du XIIème siècle, portant une voûte annulaire appareillée à neuf claveaux. Cet assemblage s’appuie sur le noyau central et les murs intérieurs cylindriques. Elle a été très tôt une œuvre célèbre, étape des compagnons tailleurs de pierre, qui vinrent graver leur surnom ou leur devis lors de leur passage. (Source www.saint-gilles.fr).

On ne peut parler de l’histoire de cette ville sans évoquer la croisade contre « les Albigeois », la première qui se déroulera sur le territoire de la chrétienté occidentale en 1208 par le pape Innocent III après l’assassinat de son Légat, Pierre de Castelnau, près de St-Gilles. On dit que l’assassin est de la Maison de Toulouse. La croisade contre l’hérésie cathare sera menée en 1209 par Simon de Montfort et les Croisés se mettront en marche vers Toulouse. (C’est à Saint-Gilles que fut brûlé en 1126, un des premiers grands hérésiarques du Midi, Pierre de Bruys, qui prêchait une doctrine anti sacerdotale).

Raymond VI, Comte de Toulouse est accusé de n’avoir jamais rien fait pour combattre l’hérésie Cathare sur ses terres et a été excommunié. Afin d’éviter une guerre face aux nombreux Croisés dirigés par les barons du Nord de du royaume décide de faire amende honorable à Saint-Gilles. Le 18 juin 1209 Raymond VI, pieds et torses nus, doit faire pénitence. Sur le parvis de l’abbatiale, il doit jurer obéissance au pape et aux légats et doit s’engager à chasser les juifs et à combattre les hérétiques en s’engageant à aider les croisés contre ses propres vassaux, cathares considérés comme hérétiques. Les 22 et 23 juillet 1209 avec une armée croisée de 20 000 hommes sous le commandement de l’abbé de Citeaux, Arnaud Amalric, légat du pape, la Ville de Béziers est saccagée. On estime entre 15000 et 20000 le nombre de victimes massacrées par les Croisés.

Dans cette ville, chargée d’Histoire se trouvent des édifices à voir :

  • La Maison romane (XIIe siècle et XIIIe siècle) qui abrite un musée. Datée de la fin du XIIème siècle, elle est attribuée par la tradition à la famille de Gui Foulques, qui devint pape en 1265 sous le nom de Clément IV.
  • Le château d’Espeyran, fin XIXe siècle (inscription MH 29 octobre 1975), propriété de l’État. Ensemble typique de l’architecture bourgeoise sous le Second Empire et la IIIe République. Possède une grande partie de son mobilier d’époque. C’est là qu’est situé le Centre national du microfilm et de la numérisation qui accueille une importante réserve des microfilms français.
  • Maison du XIIe siècle, pierre sculptée sur le mur à l’angle des deux façades (inscription MH 28 octobre 1963), adresse : 5 rue Lamartine, place de la Liberté lieu-dit « la ville ». Propriété privée.
    Maison du XIIIe siècle, motif d’angle figurant une cariatide à l’angle de la maison (inscription MH 6 décembre 1949), À voir : statue, adresse : place de la Liberté, propriété privée.
    Maison des XIIe et XIVe siècles, façade (inscription MH 17 décembre 1936), adresse 31, rue de l’hôtel de ville, propriété privée.
    Maison, statue de St-Gilles et sa niche à l’angle de la maison (inscription MH 6 décembre 1949), adresse : Rue de l’Hôtel de ville), propriété privée.
    Maison en pierre sculptée qui se trouve sur la façade (inscription MH 20 janvier 1964), adresse : 5, place Ernest Blanc, propriété privée.
    Maison des XIIe et XIVe siècles, façade sur rue et toiture correspondante (inscription MH 28 octobre 1963), adresse : 4, rue Baudin, propriété privée.
    Mas de Liviers, ferme du XVIIe siècle, façade avec son inscription de marbre et armoiries de F. de Liviers (inscription MH 7 octobre 1935), propriété privée.
    Chapelle Sainte-Colombe XIIe siècle (inscription MH 6 décembre 1949), propriété privée.
    L’hôtel de ville, fin XIXe siècle.
    Les halles, fin XIXe siècle, au sud de l’ancienne abbatiale, caractéristiques de l’architecture dite « Baltard ». Le monument commémoratif, proche de l’abbatiale, est dû au ciseau d’Henri Bouchard.
  • Le pont sur le Petit-Rhône, construction en bow-string, 1999.

Depuis 1939, le territoire de la commune abrite la Base d’aéronautique navale de Nîmes-Garons, devenue l’aéroport de Nîmes Alès Camargue Cévennes.

L’AÉROPORT  Nîmes Alès Camargue Cévennes : Accès par la route, à 15 min de Nîmes (D42) – Accès par l’autoroute : sortie A54 n°2 « Nîmes-Garons ». Tél : +33 4 66 70 49 49

Mairie de Saint-Gilles. Place Jean-Jaurès.  Tél : 04 66 87 78 00

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Saint-Gilles

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Saint-Gilles 43.677079, 4.433703